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Le marché du sucre traverse en 2026 une période de transition complexe que tout acheteur B2B doit comprendre pour anticiper ses approvisionnements. Si les cours se sont établis autour de 14 à 15 cents/livre sur le marché de référence ICE New York (Sugar No. 11) au cours du premier semestre — un niveau nettement inférieur aux 20 cents observés un an plus tôt — la tendance de fond s'oriente vers un resserrement structurel à moyen terme.
Selon l'Organisation Internationale du Sucre (ISO), la production mondiale 2025/26 est estimée à 181,3 millions de tonnes, en hausse de 5,2 Mt sur la campagne précédente. Mais le ratio mondial stocks/consommation est attendu à moins de 42,4%, son plus bas niveau depuis quinze ans. La société de conseil Czarnikow a même révisé son bilan, anticipant désormais un déficit de 100 000 tonnes pour 2026/27, après avoir initialement prévu un surplus de 1,4 million de tonnes.
Le Brésil reste le poids lourd incontournable du sucre mondial — 21% de la production globale et 45% des exportations totales. La production dans la région clé du Centre-Sud brésilien a connu d'importantes variations en 2026, avec des données de l'association sucrière UNICA montrant une chute de 25,6% de la production sur certaines périodes, conséquence de pluies ayant interrompu la récolte. Surtout, les usines brésiliennes arbitrent en permanence entre la production de sucre et celle d'éthanol selon les prix relatifs du pétrole — un point de bascule crucial pour les volumes mondiaux disponibles à l'export.
Les tensions au Moyen-Orient ont eu un impact direct sur les cours du sucre en 2026, le pétrole ayant dépassé les 100 USD le baril pour la première fois en plus de trois ans et demi lors des pics de tension. Un pétrole cher rend l'éthanol plus attractif pour les producteurs brésiliens, qui réorientent alors une part plus importante de leur canne vers le carburant plutôt que le sucre — réduisant mécaniquement l'offre sucrière mondiale.
L'Inde, deuxième producteur mondial, reste un facteur de risque majeur. Les pluies de mousson, déterminantes pour la prochaine récolte de canne, ont été rapportées inférieures de 42% à la moyenne historique fin juin 2026. Les restrictions à l'exportation annoncées par New Delhi en cours d'année limitent également la disponibilité mondiale, même si Brésil et Thaïlande peuvent en grande partie compenser à court terme.
L'ISO souligne un facteur souvent sous-estimé par les acheteurs physiques : les investisseurs spéculatifs ont établi des positions vendeuses nettes records sur le sucre brut à New York, contribuant à maintenir des prix bas à court terme — mais créant aussi un risque de retournement brutal si ces positions sont liquidées rapidement.
Martigane maintient un sourcing actif sur le sucre raffiné ICUMSA 45 origine Brésil avec des partenaires producteurs établis, permettant de proposer des cotations FOB Santos ou CIF port de destination actualisées en continu selon l'évolution des cours. Pour les volumes export vers l'Afrique de l'Ouest et le Maghreb, nous recommandons aux acheteurs de nous solliciter pour un point de marché avant toute négociation, le contexte 2026 étant particulièrement mouvant.
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